Jean‑Augustin Franquelin, né le 1er septembre 1798 à Paris et mort le 4 janvier 1839 dans cette même ville, est un peintre français du XIXᵉ siècle. Issu d’une famille modeste, il rejoint très tôt l’atelier de Jean‑Baptiste Regnault, l’un des grands maîtres de la peinture néoclassique, où il reçoit une formation académique rigoureuse. Après plusieurs années de pratique, il tente de concourir au prix de Rome, sans succès, mais se fait remarquer pour sa rigueur technique et sa sensibilité.
À partir de 1819, il expose régulièrement au Salon de Paris, où il présente des oeuvres de formats variés - scènes de genre, compositions historiques, portraits - jusqu’à sa mort prématurée en 1839. En 1827, il reçoit une médaille d’argent, qui consacre officiellement son talent et lui vaut une certaine reconnaissance dans les cercles artistiques de son temps. Vers 1824, Franquelin se spécialise dans les tableaux de chevalet, de petit format, qu’il exécute en grand nombre. Ces oeuvres se distinguent par un dessin solide, un sens aigu de la composition équilibrée, et une exécution soignée. Il s’inspire volontiers de sujets littéraires, mythologiques ou moralisants, notamment des thèmes issus de l’épopée d’Ossian, illustrant une transition entre le néoclassicisme et le romantisme.
Parmi ses oeuvres les plus connues : · Ossian unit Oïna‑Morul et Thormod – Musée du Louvre · La Réponse à la lettre – Musée du Louvre · La Prise de Brisach – Dépôt du musée de Versailles (au musée Carnavalet) · La tendresse maternelle, Jeune femme devant son miroir – Musée de Brou · Portrait de jeune fille au voile bleu (1821) – Musée de Fécamp · Christ aux liens – Église Saint‑Gervais de Coulonvillers
Son style, profondément influencé par l’école néoclassique, évolue vers une représentation plus intime des sujets du quotidien. Il accorde une grande importance à l’intériorité des personnages, à l’éducation sensible, à la morale domestique — reflets de la pensée sociale émergente au début du XIXᵉ siècle. Plusieurs de ses oeuvres furent reproduites et diffusées, notamment en Angleterre, ce qui permit de faire connaître son travail au‑delà des cercles français. Aujourd’hui, Franquelin demeure une figure appréciée des historiens de l’art pour la qualité de son dessin, la justesse de ses expressions et la richesse narrative de ses scènes. Bien que sa notoriété reste confidentielle, son oeuvre témoigne d’un moment charnière de la peinture française, entre classicisme, romantisme et pré‑réalisme